Bujumbura : Un sursaut national est nécessaire

Bujumbura : Un sursaut national est nécessaire

En octobre 2020, le Président de l’Assemblée Nationale, Très Honorable Daniel Gélase Ndabirabe, a reçu en audience les membres du Bureau de la CVR. La délégation était conduite par Amb. Pierre Claver Ndayicariye. Ce dernier a signalé qu’un sursaut national était nécessaire pour qu’il n’y ait plus de crises graves qui affligent les Burundais.

« L’Assemblée Nationale ne peut manquer de suivre nos activités. Nous avons été attentivement écoutés par le Président de la Chambre Basse du Parlement du Burundi ». C’est le message adressé par le Président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) aux professionnels des médias après l’audience à l’Assemblée nationale.

Cette audience avait trois objectifs. D’abord, il s’agissait de parler des missions de la Commission qui se résument en la recherche de la vérité et à l’édification de la réconciliation pour un peuple blessé et traumatisé par les événements douloureux qui ont marqué le pays. Ainsi, poursuit Ndayicariye, les familles des victimes peuvent gérer leur passé douloureux. Le Président de la CVR a rappelé que le Burundi a connu des crises qui ont laissé des familles en deuil. Par conséquent, il doit y avoir un sursaut national pour le « PLUS JAMAIS ÇA  » dans l’avenir.

Le deuxième message n’était autre que les réalisations actuelles de la CVR. Amb. Pierre Claver Ndayicariye a expliqué les activités menées de janvier à mai 2020 dans les provinces de Gitega et de Karusi en commune Shombo, plus précisément sur les rives de la rivière Ruvubu bordant les deux provinces.

Dans la province de Gitega, la CVR a travaillé dans la commune de Giheta, sur les collines de Mashitsi, Nyabunyovu, Mutobo et Nyambeho. Les activités de la Commission ont consisté à savoir la vérité sur la barbarie, la tragédie et les atrocités de 1972, a révélé Amb. Ndayicariye. Par suite, les activités de la Commission se sont poursuivies au Sud du pays, dans les provinces de Rumonge et Makamba.

Troisièmement, le Président de la CVR a informé le Président de l’Assemblée Nationale que le travail accompli dans ces provinces, a été fait sur base des informations fournies par la population à propos des fosses communes où des Burundais et des étrangers ont été tués puis jetés en 1972. En fait, quand on parle de fosses communes, on recherche la vérité sur ce qui s’est passé, a précisé Ndayicariye.

https://www.youtube.com/watch?v=7kITiIYJN5E&feature=youtu.be

Des défis ne manquent pas

Pour le Président de la CVR, ces défis sont liés aux besoins en locaux de conservation des ossements humains déjà exhumés, en matériels et en soutien politico-diplomatique aux travaux de la Commission. « Cela veut dire que les plus hautes institutions de la République peuvent soutenir nos activités », a indiqué Ndayicariye qui reconnaît que les ossements humains exhumés parlent au Burundi, aux Burundais et à la communauté internationale.

Le Président de la CVR espère que le travail fait sera compris par les plus hautes institutions de la République et que les défis énormes expliqués seront interprétés juridiquement, politiquement et diplomatiquement.

Car, selon lui, « lorsque vous avez l’occasion de rencontrer aujourd’hui le Président de l’Assemblée Nationale, le Président de la Chambre haute, le Premier Ministre ou le Chef du Cabinet civil de Son Excellence le Président de la République au nom du Chef de l’Etat, les institutions se concertent, analysent et évaluent les besoins formulés afin que les défis soient partagés et des décisions prises au moment opportun », a-t-il conclut.

Willy Ntakarutimana

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