CICR : Tout est fait à travers le dialogue

Mercredi 12 août 2020, le chef sortant de la délégation du CICR au Burundi, ainsi que le nouveau chef de cette délégation, ont rendu visite au Président de la CVR. Le chef sortant du CICR a souligné que le but de cette visite était de lui présenter le nouveau chef de cette délégation ainsi que ses adieux, le CICR étant partenaire de la CVR.

Audience à la Présidence de la CVR : Amb. Pierre Claver Ndayicariye reçoit le délégué sortant de la CICR et sa remplaçante

Cet événement a eu lieu dans la matinée au bureau du Président de la CVR à Bujumbura. Une foule de professionnels des médias, tant publics que nationaux, était déjà au rendez-vous. Les mesures pour lutter contre le COVID-19 sont toujours de rigueur à la CVR, explique Mme Eurydice Gahimbare, l’une des cadres de la CVR qui a accueilli ces hauts dignitaires. En fait, des désinfectants pour les mains sont disponibles à partir de l’entrée principale à chaque bureau de la CVR. Dans le bureau du Président de la CVR, un geste des mains sur le cœur comme moyen de salutation a été fait. C’est toujours pour se protéger contre le COVID-19.

Désireux de connaître le but de la visite, les journalistes n’ont pas tardé à se poser des questions. Au contraire, une visite de travail, déclaration de Philippe Beauvert, chef sortant de la délégation du CICR en réponse à la presse. Il était venu avec Madame Perrine Loire, la nouvelle chef de cette délégation.
Le Président de la CVR, Amb Pierre Claver Ndayicariye, ne mâche pas les mots : «Lorsque vous rencontrez de telles personnalités, bien sûr, vous évaluez le travail que vous avez fait ensemble. Et pour le cas de la CVR du Burundi, je peux signaler que le CICR nous a accompagnés dans des activités précises ».
Ce sont notamment des sacs mortuaires dont la CVR a bénéficié il y a quelque temps du CICR. « Ces sacs mortuaires nous ont aidés à protéger, dans des conditions sûres, les ossements humains que nous avons trouvés sur les sites où nous avons exhumé des fosses communes », précise Ndayicariye.
Il poursuit en disant que le CICR soutient également le Burundi et les Burundais en renforçant les capacités dans la gestion des fouilles mortuaires, exercice jugé important pour lui. Il considère peut-être que le CICR pourrait également contribuer au renforcement des capacités des commissaires, cadres et agents de la CVR mais aussi des partenaires nationaux qui soutiennent la CVR.


Les autorités ont toujours été accueillantes

Philippe Beauvert se dit satisfait de sa carrière dans le pays au cours de son mandat. Il dit qu’il est rarement allé dans un pays où il n’a pas eu de problèmes particuliers. «Je dois dire que les autorités, qu’elles soient centrales, gouvernementales ou provinciales, ont toujours été accueillantes. Nous avons fait un gros effort pour coordonner, présenter nos programmes et projets avant qu’ils ne soient acceptés », rassure Philippe Beauvert. Cependant, il espère que la CVR atteindra les objectifs qu’elle s’est fixés. Et cela dans le cadre de la loi qu’elle régit.
Le Président de la CVR rappelle que la loi régissant la CVR dans l’accomplissement de sa mission est claire.
En effet, poursuit Ndayicariye, la CVR a le devoir d’identifier les personnes assassinées et celles qui en ont protégé d’autres, d’identifier et de cartographier les fosses communes à travers le pays. Pour lui, en plus de ces fonctions, la CVR a une mission importante : « Quand la vérité a été révélée, quand les actions de réconciliation ont été déclenchées ; quand on a tout ce dont on a besoin pour qualifier les faits, il faut lire la loi interne et la loi internationale « , explique le Président de la CVR.
Il a conclu en disant qu’il va créer un dialogue avec le nouveau chef de la délégation du CICR pour voir dans quel secteur, en fonction de ses moyens et de son mandat, le CICR pourrait intervenir.

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